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dimanche 29 août 2010

The Postelles, un groupe New-Yorkais prometteur.

Qu’on ne s’y méprenne pas, The Postelles cache bien son jeu. Une poignée de fans sur Deezer, à peine 2000 sur Facebook, les jeunes new-yorkais ont pourtant assuré la première partie des prestigieux Kings of Leon, le 23 juillet dernier, à St Louis, Missouri. Ces jours-ci en première partie d’Interpol, ils devancent tout soupçon de concurrence.

Formés dans la brèche de l’Upper West Side de Manhattan, Billy Cadden (batterie), David Dargahi (guitare), John Speyer (basse) et Daniel Balk (voix et guitare) pourraient lézarder, ils préfèrent se faufiler, envahir, s’immiscer, investir, l’industrie du disque. Avec un nom pareil, on les croirait tout droit sortis des sixties, ils veulent reporter la torche sacrée, des influences comme Buddy Holly ou les Beatles, ou encore des Clash aux temps modernes.

On s’attarde sur la pochette, décor d’une époque passée, drap tiré jusqu’aux reins, costards froissés, le quatuor nous dévisage, la bouche entre-ouverte, un sourire esquissé, le regard serein d’américains dont la musique ne demande qu’à être dévoilée.

Vertigineuse White Night aux prémices de l’album, la voix posée de Daniel Balk assure qu’il ne va ni partir ni rester, hésitation, maintenant il bouge et on transpire, explication, qu’on lui dise quoi faire, imploration, il veut aller mieux, la cause c’est une perpétuelle descente à New York City, justification. Tout à coup, on s’apaise, on abrège la fébrilité, expiration d’une nuit agitée, attraction d’une fille comme Stella, troublante et troublée. 123 Stop, ils sont forts, ils concoctent un titre miroitant, un bonbon détonent, un lampion incandescent, « I can’t resist », à vrai dire, nous non plus, et sans effort.

Travailleurs acharnés pendant près de deux ans, déjà un premier EP sorti en mars, ils prouvent aujourd’hui qu’ils sont capables du meilleur dans un son chatoyant aux accents arctic monkéen.

Qu’on se méfie d’eux, l’album des Postelles est disponible depuis le 27 juillet, une pépite de onze titres co-produite avec le guitariste des Strokes, Albert Hammond Jr. Rien qu’en tendant l’oreille, on pourrait bien en entendre parler.

-> A noter que White Night est à télécharger gratuitement sur le myspace du groupe.

vendredi 30 juillet 2010

The Dead Weather - Sea of Cowards

Article publié le 01/06/10

Devka a écouté et décortiqué le nouvel album de The Dead Weather, le groupe sensation du moment. Revue toute personnelle.

Pour celles qui arrivent, mais c’est pas grave, on vous en veut pas : The Dead Weather, c’est Jack White (White Stripes), Alison Mosshart (des Kills), Dean Fertita (Queens of the Stone Age) et Jack Lawrence (des Raconteurs), autant dire une belle brochette de joyeux drilles.



Blue Blood Blues. Ils trépignaient à la porte, « Yeah I love you so much », ils scandaient même, menteurs. “Crack a window”, premier coup de poing, ouais ils sont venus s’engouffrer, s’immiscer, peux pas lutter, souffle court : « crack a bone », ils exagèrent. Entrée fracassante.
I’m mad. La sirène retentit, on n’a toujours pas comprit. Rire étouffé, « I’m mad » murmuré, répété, détails avoués, la gorge est déployée, allons-nous enterrer, elle arrive, gémit, recommence, rugit, « you’re in my mind », trop tard, liés.
Fantasmagorique
Die by the drop. Drapés de noir, ils jouent masqués, effleurent des cordes, s’effilochent la peau, se rongent les os, s’arrêtent sur des doutes lunaires. Crispés, ils évoluent, s’essoufflent, alternent, dévisagent, regard du White planté. Coups, chute, le trou est creusé, le sort lancé. Propose une métamorphose, pire, désire transformer, la poitrine soulevée, derniers soubresauts annoncés, déjà la nuque a craqué.
No Horse. “I don’t want you to touch me, honey”, menaces proférées, elle s’est bien marrée, il parait qu’elle a gagné, c’est ça, inspire une cigarette.
Jawbreaker, non, non, non, « I ran away from you », non, non, non : tu reviendras.

Sea of Cowards, le second album des Dead Weather, est sorti le 11 mai dernier. Alison Mosshart a osé susurrer un
“You’d never see me again”. Ensorcelés, on n’est pourtant pas prêt de décrocher.

— Plus d’infos sur le site officiel
— The Dead Weather seront de chair et d’os aux Eurockéennes de Belfort 2010