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vendredi 23 juillet 2010

Izïa en live : un concert explosif !


Perchée sur de hauts talons, Izïa ondule, gracieuse, gémis, aguicheuse, rampe parfois, explose pourtant. Du tonnerre, de la dynamite, plus fort que la stratosphère, c'est de la bombe atomique, t'appuies sur la minuterie, mais c'est trop tard : elle est déjà partie ! Un explosif qui se compose et se décompose en permanence, allumette enflammée, elle nous brûle, nous dévore, nous consume jusqu’aux dernières secondes. Alors, sur un rythme régulier qui martèle déjà ses hésitations, elle tape du pied puis confesse
“I don't know if I can go when i feel it burns in me”. Burning traduit ce grondement, Izïa commence, presque dans un murmure, vite, elle s’excite, avoue, enfin : “I feel it in my body, it's like a thing growing in me, just like electricity.” Quelquefois, elle se lasse, lance le micro, lâche sa guitare, extorque deux baguettes et improvise un solo à la batterie. Et quand elle s’arrête, quand elle ouvre la bouche, ce n’est pas juste un personnage qui braille, elle a de la répartie, s’amuse du public, monte presque un one-woman show, sacrée personnalité. Soudain, elle écarquille ses yeux, sourit, étire sa peau aux traits plus tout à fait enfantins, son corps se cambre, la salle tremble et Let me alone nous envahit. Nous possède et nous dépossède à la fois, parce qu’on hésite, on s’attribue une chanson pleine de contradiction, on en connait les moindres recoins et pourtant, on est déstabilisé parce qu’en live c’est mille fois mieux, on est submergé, c’est une force la nature, un tsunami rien de moins. Finalement, sa longue chevelure s’apaise, elle revient après le rappel pour une ballade intitulée Don’t you know, la larme à l’œil, elle s’entoure de ses brillants musiciens pour saluer un show définitivement adopté du public.

Article publié le 29/04/10

mercredi 21 juillet 2010

Oasis - 12.01.09







Alors que la salle est plongée dans l'obscurité, les premiers accords retentissent en même temps que les cris. Le souffle frais de
Rock'n'Roll Star vient nous cueillir dans la farniente : Oasis est parmis nous. Arrive rapidement Lyla et quelques unes du nouvel album Dig out your soul, Liam s'échappe et nous laisse dans l'incompréhension totale. The Masterplan nous réconforte, avec une superbe version de Noel. Songbird, Slide away suivent ... I'm Outta Time nous emporte jusque dans la tombe de John Lennon. C'est si beau que personne n'ose murmurer les paroles. Le voyage ne fait apparemment que commencer parce qu'ils enchainent sur Wonderwall. En live, c'est magique et finalement, je m'accorde à penser que Liam Gallagher a le droit d'être blasé, parce que quand on appartient à Oasis, on peut tout se permettre.

Les corps se libèrent pour la suivante,
Supersonic. Le groupe nous abandonne le temps d'une pause de quelques minutes. Ils reviennent, avec une version grandiose de Don't look back in Anger, peut-être la meilleure de la soirée. Plus aucune hésitation pour chanter avec Noel. Falling Down et Champagne Supernova sont tout aussi sublimes.

Liam nous prévient que la chanson qui va suivre est la dernière,
I am the Walrus, toujours dans l'esprit Beatles. Magnifique. Il lance ensuite dans la fosse un tambourin, se place du côté gauche de la scène, et lance cette fois son micro, se fige et nous dévisage, impassible, nous applaudit de trois tapements de mains et s'éclipse. Noel nous remercie à son tour, puis s'efface avec le reste du groupe. Ce 12 janvier 2009, j'ai pu admirer la prestation exceptionnelle de Oasis, un groupe qui fait partie des Grands et qui nous le prouve depuis plus de 17 ans.